Comment bien débuter en scrapbooking ?

Mettre ses souvenirs imagés en scène de façon créative et amusante, c’est l’une des dernières tendances en vue. Toujours dans le mouvement du do it yourself (DIY), le scrapbooking est accessible à tous. De l’anglais scrap qui signifie petit morceau, puis book pour livre, ce loisir nous vient des états unis. Vous sortez des sentiers omniprésents des smartphones, pc et tablette pour offrir de belles présentations à vos photos. Aussi, que vous suiviez un cours pratique sur le sujet ou pas, vous pourrez vous en sortir. Voici comment vous en sortir si vous débutez en scrapbooking.

Les matériels et accessoires

Comme pour de nombreux travaux pratiques, vous pouvez vous en sortir avec du matériel improvisé. Toutefois pour un travail beau et soigné, vous devez les connaître à l’avance et les rassembler avant de commencer. Il y en a quelques-uns qu’il vous faut impérativement. La première chose et la plus évidente, c’est l’album photo.

Prenez une option modulable si possible avec la couleur, le motif et la forme que vous préférez. Une planchette auto cicatrisante est nécessaire pour la découpe. Vous aurez aussi besoin d’un massicot, de papier, d’un gabarit solide, de perforateurs et de la colle liquide.

Pour une mise en scène géniale, les outils de second plan sont la clé. Vous aurez besoin de :

  • une règle de 35 – 50 cm
  • une équerre, un cutter de grande précision ou un scalpel
  • un crayon aquarelle, une paire de ciseaux (fantaisie si vous le souhaitez)
  • des accessoires fun et personnalisé
  • un rouleau adhésif deux faces, des stickers, des tampons et un encreur.

Les classeurs à rabat sont à éviter afin de pouvoir insérer autant d’enjoliveurs que vous voulez.

Le choix du papier

Pour une bonne harmonie des tons, vous devez opter pour des papiers d’une courte palette de couleurs avec deux nuances dominantes. Par exemple, si vos goûts se portent sur le bleu, le jaune serait très bien pour accompagner. Le plus important est de déterminer l’impression que vous souhaitez que votre scrapbook dégage. Un album festif, romantique, nostalgique ? Pour réaliser vos idées vous avez l’embarras du choix entre les papiers :

  • fleurie, unis, blanc
  • vélin, crépon, imitation cuir, gaufré
  • claque, plastifié
  • à motif ou monochrome.

Si vous souhaitez jouer la prudence pour vos premières expériences, un cardstock monochrome est une valeur sûre pour tout l’album. La roue chromatique vous est d’une grande aide pour cette étape.

Les cardstocks sélectionnés ne doivent pas contenir de la lignine ou de l’acide. En effet, ces composants présents dans certains types de papiers sont nocifs pour les photos. Le format le plus couramment utilisé et surtout le plus attrayant compte un grammage de 240 grammes et 30×30 cm de dimension. Pour un débutant qui aime les petits formats, les options de 15 x15 cm.

Si d’aventure votre création est destinée à une tierce personne en guise de cadeau par exemple, vous devez tenir compte des préférences de celle-ci.

La sélection des photos

Une recherche est parfois nécessaire afin de dénicher les meilleures photos. Que ce soit des photos prises sur le vif avec un téléphone, des instantanées ou des clichés professionnels, l’important est que votre sélection ait du sens pour vous. Affinez votre quête en fonction du style défini et l’usage que vous prévoyez d’en faire. Pour chaque page il faudra disposer au maximum 3 photos sur une page de 30 x 30 cm de dimension.

Le style recherché

Pour véritablement personnaliser votre scrapbooking, il est important de connaître le genre de styles habituellement rencontré. Vous aurez peut-être un coup de cœur auquel adapter votre création. Il en existe deux classiques. La formule américaine dotée de plusieurs clichés et autant d’embellisseurs sur une même page. Le style européen quant à lui est beaucoup plus artistique et met l’accent sur le découpage des photos. Le tout combiné avec peu d’enjoliveurs, mais choisi avec minutie.

Avec l’évolution de cette activité, il existe aujourd’hui plusieurs autres tendances que vous pouvez explorer. Le free-style qui est un résultat improvisé de vos inspirations du moment. L’option shabby chic romantique est un mélange de souvenirs et de babioles rétro et nouveau. Le scrapbooking vintage allie les photos en blanc noir et les papiers à l’aspect vieilli des parchemins. Vous pouvez opter pour la sobriété en limitant les accessoires qui viendront mettre les photos en valeur.

Place à la découpe

C’est le principe même du scrapbooking et aussi l’une des choses qui la différencie d’un simple album photo. Le découpage permet de mettre en évidence les détails importants dépourvus de toutes fioritures d'une photo. Les outils tels que le crayon, le gabarit, le cutter, la planche, les ciseaux sont utiles à cette étape.

Plus le découpage est précis et fin, plus le résultat est beau et esthétique. Puisque c’est une activité ludique, n’hésitez pas à y mettre vos grains de folies. Vous pouvez opter pour les formes les plus bigarrées et les plus fun à vos photos : cœur, étoile, silhouette, éclair, ovale, tête-de-mort, château… C’est vous le bricoleur et votre seule limite, c’est votre imagination.

Notez que pour préserver l’intégrité des photos que vous avez sélectionnées, il est préférable de travail sur des copies.

Le montage

Le principe de verticalité doit être respecté pour une bonne symbiose visuelle. Les photos sont posées droit pour éviter que celui qui l’admire n’ait pas à attraper un torticolis en essayant de le déchiffrer. Chaque page peut raconter une histoire, un souvenir, une scène. Il peut aussi s’agir de souvenir disparate agencé dans un but comique ou nostalgique par exemple.

Avec une colle repositionnable, positionnez vos découpes. Veillez à ce que les photos ne se chevauchent pas. Ils ne doivent pas non plus être trop espacés ou exposés aux extrémités des pages.

Le journaling est une étape importante qui renforce le côté bricolage de l’ouvrage. Ce sont des commentaires, notes, poèmes ou réflexions que vous écrivez à la main dans des styles de langues et d’écritures diverses. Vous pouvez utiliser des crayons, stylos, ou feutres colorés. Le choix de l’emplacement de vos petits billets n’appartient qu’à vous, pourvu que le résultat soit beau, créatif et symbolique. Les embellisseurs, stickers, tampons, objets souvenirs, punchies, rubans, œillets, et autres enjoliveurs vous y aideront.

Si vous n’avez pas de classeur, il vous suffit de rassembler les pages ensemble, et de les fixer avec l’adhésif à double face. Par ailleurs, pour réduire encore plus les marges d’erreur, les tutos en vidéos sont disponibles sur le Net.

Appliquez-vous pour limiter les dégâts dus aux erreurs. La colle, ainsi que tous les matériels qui ont servi à la conception ne doivent pas contenir de l’acide. Les photos y étant très sensibles, vous risquez de détruire tous vos efforts. Pour aller plus loin, une autre option est de créer vous-même votre classeur d’album.

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